Les animaux naturalisés du musée de Châteaudun se refont une beauté [Echo Républicain]
Un travail minutieux de nettoyage, de conditionnement et de diagnostic du fonds zoologie du musée de Châteaudun va être réalisé pendant quatre semaines. L’Écho Républicain a pu visiter ce chantier de collections qui nécessite des compétences spécialisées et exige des mesures de précaution.
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Une fois dépoussiérés, les spécimens naturalisés du musée dunois passent par un espace de traitement documentaire géré par un binôme. Photos et vidéos Frédéric Levent
Une opération un peu spéciale est en cours au sein du musée des beaux-arts et d’histoire naturelle de Châteaudun. Son fonds zoologie, stocké depuis près de 150 ans sous les combles, se refait une beauté avant de déménager dans une nouvelle réserve.
Ce travail nécessitant des compétences spécialisées est réalisé par un duo d’experts : Hugo Bordet et Thierry Oudoire, consultants en conservation préventive qui ont l’habitude de travailler de concert et opèrent pour de nombreuses institutions.
« On voit beaucoup de collections d’histoire naturelle », avoue Hugo Bordet, qui a notamment travaillé à la direction des collections du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), à Paris, avant de créer sa société HBconservation en 2019. « Celle du musée de Châteaudun est très riche et très orientée oiseaux (on compte environ 1.400 oiseaux, 200 mammifères et 30 reptiles naturalisés dans la réserve du musée, NDLR). »
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Hugo Bordet, consultants en conservation préventive, a présente avec un mélange de passion et de précision le « chantier de collection »
La grande majorité de ces spécimens est issue de la très riche collection constituée par le marquis dunois Léonce de Tarragon (1813-1897), scientifique et passionné d’ornithologie. « Cette collection est bien entretenue et bien conservée. Même s’ils ont subi des variations de températures pendant très longtemps dans le grenier du musée, tous ces spécimens sont plutôt en bon état. Nous intervenons avant qu’il ne soit trop tard - on nous fait venir parfois quand les dommages deviennent irrémédiables - et la collection va pouvoir être préservée pendant au moins un siècle. L’objectif est de la transmettre aux générations actuelles et futures », souligne l’expert avant de présenter avec un mélange de passion et de précision le « chantier de collections » à L’Écho Républicain.
Crédit : Frédéric LEVENT.