Les outils tranchants dans les collections : Le bon geste sécurité #6
Mission : chantier de collections de taxidermie, incluant une étape de conditionnement.
Danger : les couteaux et cutters sont toujours à portée de main. On les prend vite fait, dans la précipitation, dans l’urgence, le stress de vite finir la journée, et vlan, on se coupe. L’ampleur de la blessure est variable : de la petite coupure qui nécessite un pansement jusqu'au séjour à l’hôpital pour faire des points.
Le bon geste : aujourd’hui, il existe des modèles de gants qui sont anticoupures, confortables et qui permettent une “relativement bonne dextérité” lors des manipulations. Il peut être nécessaire d’avoir plusieurs modèles et de changer de gants en fonction de son activité.
Vous pouvez vérifier la catégorie de vos gants grâce au numéro inscrit sous le pictogramme avec le marteau (norme EN 388) : 4 chiffres indiquent respectivement les niveaux de résistance à l’abrasion (1 à 4), coupure (1 à 5), déchirure (1 à 4), perforation (1 à 4) et résistance aux chocs (option), lettre P.
Porter ses gants n'est pas compliqué. Penser à les mettre (avant de se couper) est plus difficile. Au début, il faut faire l’effort d’y penser. Il est possible de mettre en place des stratégies comme :
· Se mettre un post-it sur la caisse à outil,
· Les ranger stratégiquement pour que le lendemain “ils nous tombent sous la main”,
· Avoir une âme charitable, qui nous y fait penser.
Il s’agit d’une question d'habitude. C’est comme la ceinture de sécurité en voiture. Une fois qu’on a pris le réflexe, tout est bon.
Merci à Arnaud Bruniquel pour l’analyse des risques professionnels dans cette situation concrète.
Crédit : Thierry Oudoire.
Et vous, quels sont vos bons gestes de sécurité pour penser à mettre vos gants ? Anticiper le risque vous facilitera la vie !
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